Chaque année, les élèves de 4ème de Madame Gros adressent leurs Christmas greetings cards à la Famille Royale britannique. Le 19 mars, ils ont reçu par retour de courrier, la réponse très attendue de Kensington Palace.
Courant janvier, c’est sur la base du volontariat que les élèves, sur un temps méridien, ont pu participer à la rédaction et la confection de leurs cartes de voeux. Une trentaine d’élèves se sont volontiers prêtés à l’exercice et les cartes ont pu être postées fin janvier.
Ils n’ont pas eu de réponse du roi… mais ont reçu une réponse de la part du Prince William et sa famille, comme le faisait la Reine de son vivant.
Les élèves apprécient de participer à des projets qui s’ancrent dans la réalité et la réponse reçue a fait forte impression.
Voici les photos des cartes réalisées. Un élève a même peint un joli tableau illustrant les symboles des 4 nations du Royaume-Uni.
Carême, séance Godly Play
Le jeudi 14 mars, durant la pause méridienne, a été proposé aux petits et grands de faire l’expérience d’un temps d’émerveillement autour d’une histoire contée selon la méthode Godly Play.
Immersion biblique
Grâce à Virginie Declais, animatrice en pastorale, durant 45 mn, les participants ont été immergés dans le récit biblique des pérégrinations du peuple hébreu dans le désert. Le peuple hébreux fut ensuite réduit en esclavage puis libéré.
Ce récit poétique et profond a permis à chacun de partager ses réflexions : le désert comme lieu de rencontre avec Dieu, l’expérience d’une traversée par le passage de la mer rouge, la place que l’on peut avoir au sein d’un peuple, d’une communauté…
Un beau moment spirituel en ce temps de Carême.
Godly Play, qu’est-ce que c’est ?
Godly Play est l’œuvre de toute une vie de foi, d’étude, d’observation, et de pratique auprès des enfants, celle de Jérôme Berryman, pasteur, théologien, pédagogue concepteur et initiateur de Godly Play.
Godly Play est une aventure passionnante et ludique, inspirée de la méthode Montessori. En famille, à la maison, à l’église, à l’hôpital, en EHPAD, en prison, auprès des personnes handicapées, grâce à des supports multiples et une grande richesse théologique, les enfants (mais aussi les adultes ) cheminent dans la vie spirituelle par l’immersion dans les récits bibliques. Les matériaux utilisés sont beaux et simples, crées par les animateurs ou fabriqués artisanalement par des ateliers de personnes handicapés ou en insertion sociale.
« 12 Mars, je lis » au CDI
Dans le cadre du Quart d’heure de lecture national « 12 Mars, je lis », organisé par le CNL (Centre National du Livre), en partenariat avec l’Éducation nationale, les CDI de nos deux collèges avaient organisé un quart d’heure de lecture très original.
Madame Jacquemin et Madame Cartron, professeurs documentalistes avaient demandé à leurs élèves d’imaginer des slogans pour stimuler l’envie de lire. « Lire c’est du délire », « Lire c’est devenir soi », « Lire c’est la vie »… autant de slogans proposés par nos élèves qui seront transformés en marque-pages et distribués aux emprunteurs du CDI.
Quelques élèves se sont prêtés au jeu de la lecture à voix haute et ont enregistré pour vous les premiers chapitres de romans que vous pouvez retrouverici. À découvrir absolument.
À l’écoute de langues qui nous sont bien souvent inconnues, les élèves de primaire des cycles 2B et cycle 3 de l’Ecole Lestonnac ont eu la chance d’entendre des histoires lues par les collégiens de l’UPE2A (élèves allophones arrivés depuis peu en France) en anglais, peul, tigrinya, italien, ukrainien ou encore en perse. Une belle façon de voyager et d’échanger autour d’autres cultures.
Pendant ce quart d’heure de lecture, il faut se rendre à l’évidence : nos élèves ont pris l’habitude de lire dans des positions fort improbables. En tout cas c’est ce qu’ils ont voulu nous faire croire… 😉
Vive les livres et vive la lecture !
Comment vivre ce temps de Carême ?
Intervention du Père Armel Bouchacourt, 7 Mars 2024
« Voici maintenant le moment favorable, le voici maintenant le jour du salut ! » (2 Co 6, 2).
C’est une phrase de l’apôtre Paul qui nous aide à découvrir le sens du Carême.Le Carême est un temps favorable pour revenir à l’essentiel, pour écarter de ma vie ce qui peut l’encombrer un peu et pour me rapprocher de Dieu. Parfois on peut avoir le sentiment que Dieu est loin ou que son Esprit est un peu éteint en nous (en cendres !). Revenir à l’essentiel.
C’est le temps adéquat pour mettre en pratique l’invitation faite par Dieu, par exemple en Joël : « Revenez à moi de tout votre coeur » (Jl 2, 12). Revenir à l’essentiel qui est le Seigneur.
QU’EST-CE QUE LE CARÊME ? QUEL EN EST LE SENS ?
Source : Le jour du Seigneur.
Le carême est une période très importante pour les chrétiens car il les prépare à la fête de Pâques. Son appellation vient du latin quadragesima, qui veut dire « quarantième ». Le carême commence donc le quarantième jour avant Pâques, soit le mercredi des Cendres, et dure logiquement quarante jours. Les dimanches et la mi-carême ne sont généralement pas comptés dans cette quarantaine.
SYMBOLIQUE DU NOMBRE 40
Pour les chrétiens, cette période rappelle les 40 jours passés par Jésus au désert, au début de son ministère. Mais le nombre 40 est très souvent repris dans la Bible. Par exemple, le Déluge s’est déroulé en 40 jours ; Moïse a passé 40 jours et 40 nuits sur la montagne, dans la présence de Dieu qui lui a révélé les Tables de la Loi et la Torah. Il réfère aussi au nombre d’années passées par les Hébreux dans le Sinaï, à la sortie d’Égypte.
Enfin, il recouvre plusieurs symboliques. Par exemple, dans le cas de la traversée du désert, « quarante » symbolise ici une génération entière qui se renouvelle et atteint la terre promise par Dieu, délestée des péchés de la génération précédente. Il représente également le temps passé, pour l’enfant, dans le ventre maternel.
LE DÉROULEMENT DU CARÊME
Le carême se déroule donc sur quarante jours et comprend quatre temps liturgiques importants : le mercredi des cendres (début), la mi-carême, les Rameaux et la Semaine sainte. Pendant toute la durée de ce temps liturgique, les ornements des prêtres sont de couleur violette.
Célébré le lendemain de Mardi gras,le mercredi des Cendresmarque l’entrée des chrétiens en carême. Du latin Dies cinerum (« jour des cendres »), il représente le premier jour de pénitence et de jeûne. Lors de la messe célébrée ce jour-là, le prêtre bénit les cendres des rameaux brûlés l’année précédente, puis marque d’une croix de cendres le front des croyants. Le fidèle est invité à se souvenir de sa fragilité d’être humain et à se repentir.
La mi-carêmeest une fête qui interrompt les quarante jours de privations. Cette coupure festive a lieu, par définition, le jeudi de la troisième semaine du carême. Traditionnellement, elle s’apparente aussi au Carnaval et à ses défilés de chars dans de nombreuses régions et depuis des temps reculés. Ces vingt jours pourraient aussi correspondre à la durée de validité des œufs pour être consommés. C’est pour ne pas les perdre que les crêpes étaient au menu du Mardi gras et de la mi-carême. Le jour de Pâques, les œufs étaient peints et devenaient objets de décoration et de cadeaux. Dans l’Antiquité, l’œuf portait une dimension mystique et cosmique. Signe d’une « épiphanie de la création », il représentait la naissance du monde et ce, sur plusieurs continents.
Le dimanche des Rameaux
Le dimanche des Rameaux est le premier jour de la Semaine sainte, qui conclut le temps du carême. Le sixième dimanche après le mercredi des Cendres (ou le dimanche précédant le dimanche de Pâques), les chrétiens fêtent l’entrée triomphale de Jésus à Jérusalem et commémorent la Passion du Christ. La célébration religieuse est marquée par la bénédiction des buis et par la lecture du texte de la Passion de Jésus. Le buis béni est souvent utilisé, pour les chrétiens, pour orner chez eux un crucifix, ou pour être déposé sur une tombe. Ce geste signifie leur foi dans la résurrection du Christ.
Fin du carême : la Semaine sainte
La Semaine sainte est l’axe central de l’année liturgique. Concluant les quarante jours du carême, elle commence le dimanche des Rameaux et s’achève la nuit de Pâques. Les chrétiens orthodoxes l’appellent la « Grande Semaine ».
– Le Mercredi saint, l’évêque réunit tous les prêtres de son diocèse à la cathédrale pour une célébration pendant laquelle ils renouvellent leurs voeux : c’est la messe chrismale ;
– Le Jeudi saint, les chrétiens célèbrent la Cène et se réunissent pour faire mémoire de l’Eucharistie et du geste du lavement des pieds par Jésus à ses disciples, ou geste du serviteur
–Le Vendredi saint est celui réservé à la Passion avec un office des ténèbres le matin et un chemin de croix à 15h.
– Le samedi, la veillée pascale est le point d’orgue et l’aboutissement du carême. La célébration s’ouvre par un feu auquel est allumé le Cierge pascal. La célébration commence dans le noir, bougies en main. Les fidèles écoutent de nombreux textes qui rappellent le parcours du peuple hébreu, de son Exode et de la fidélité de Dieu dans son histoire. Elle se conclut par les récits de la vie de Jésus jusqu’à sa résurrection.
QU’EST-CE QU’IL FAUT FAIRE PENDANT LE CARÊME ?
Au cœur de la question du Carême, il y a la question morale : la question des commandements. On n’aime pas trop ce mot ! souvent on n’aime pas être « commandé » ! Ça ne nous plait pas. On ne se sent pas libre du coup ! Mais c’est quoi être libre ? Justement Dieu me veut libre ! Il faut juste bien comprendre de quoi il parle quand il parle de liberté.
C’est l’expérience que vont faire les hébreux. Si on refait l’histoire de Joseph jusqu’à Moïse. Pour Dieu la liberté c’est d’abord une expérience. Le peuple des hébreux à fait cette expérience, ce chemin : « Je suis le Seigneur ton Dieu, qui t’ai fait sortir du pays d’Égypte, de la maison d’esclavage » (Ex 20, 2). Dans ce contexte les 10 commandements sont un chemin vers la liberté. Il s’agit d’un appel à la liberté. Il ne se réduit pas à un seul événement, car il mûrit au cours d’un cheminement.
De même qu’Israël dans le désert conserve encore en lui l’Égypte – en fait, il regrette souvent le passé et murmure contre le ciel et contre Moïse – de la même façon, aujourd’hui, le peuple de Dieu garde en lui des liens contraignants qu’il doit choisir d’abandonner. Nous nous en rendons compte lorsque nous manquons d’espérance et que nous errons dans la vie comme sur une lande désolée, sans terre promise vers laquelle tendre ensemble.Le Carême est le temps de la grâce durant lequel le désert redevient – comme l’annonce le prophète Osée – le lieu du premier amour (cf. Os 2, 16-17). Dieu éduque son peuple pour qu’il sorte de l’esclavage et expérimente le passage de la mort à la vie.
L’exode de l’esclavage vers la liberté n’est pas un chemin abstrait. Pour que notre Carême soit aussi concret, la première démarche est de vouloir voir la réalité.
Je voudrais souligner, dans le récit de l’Exode, un détail qui n’est pas sans importance : c’est Dieu qui voit, qui s’émeut et qui libère, ce n’est pas Israël qui le demande. Dieu ne s’est pas lassé de nous. Accueillons le Carême comme le temps fort durant lequel sa Parole s’adresse de nouveau à nous : « Je suis le Seigneur ton Dieu, qui t’ai fait sortir du pays d’Égypte, de la maison d’esclavage » (Ex 20, 2). C’est un temps de conversion, un temps de liberté.Jésus lui-même, comme nous le rappelons chaque année à l’occasion du premier dimanche de Carême, a été conduit par l’Esprit au désert pour être éprouvé dans sa liberté.
Pendant quarante jours, il est devant nous et avec nous : il est le Fils incarné.
Contrairement au Pharaon, Dieu ne veut pas des sujets, mais des fils. Le désert est l’espace dans lequel notre liberté peut mûrir en une décision personnelle de ne pas retomber dans l’esclavage. Pendant le Carême, nous trouvons de nouveaux critères de jugement et une communauté avec laquelle nous engager sur une route que nous n’avons jamais parcourue auparavant.
Cela implique une lutte : le livre de l’Exode et les tentations de Jésus dans le désert nous le disent clairement. À la voix de Dieu, qui dit : « Tu es mon Fils bien-aimé ; en toi, je trouve ma joie » (Mc 1, 11) et « Tu n’auras pas d’autres dieux en face de moi » (Ex 20, 3), s’opposent en effet les mensonges de l’ennemi. Les idoles sont plus redoutables que le Pharaon : nous pourrions les considérer comme sa voix en nous.Pouvoir tout faire, être reconnu par tous, avoir le dessus sur tout le monde : chaque être humain ressent en lui la séduction de ce mensonge. C’est une vieille habitude. Nous pouvons nous accrocher ainsi à l’argent, à certains projets, à des idées, à des objectifs, à notre position, à une tradition, voire à certaines personnes. Au lieu de nous faire avancer, elles nous paralyseront. Au lieu de nous rapprocher, elles nous opposeront. Mais il y a une nouvelle humanité, le peuple des petits et des humbles qui n’a pas succombé à l’attrait du mensonge. Alors que les idoles rendent muets, aveugles, sourds, ou immobiles ceux qui les servent (cf. Ps 114, 4), les pauvres en esprit sont immédiatement ouverts et prêts : une silencieuse force de bien qui guérit et soutient le monde.
Il est temps d’agir, et durant le Carême, agir c’est aussi s’arrêter.S’arrêter en prière, pour accueillir la Parole de Dieu, et s’arrêter comme le Samaritain, en présence du frère blessé. L’amour de Dieu et du prochain est un unique amour. Ne pas avoir d’autres dieux, c’est s’arrêter en présence de Dieu, devant la chair de son prochain. C’est pourquoi la prière, l’aumône et le jeûne ne sont pas trois exercices indépendants, mais un seul mouvement d’ouverture, de libération : finies les idoles qui nous alourdissent, finis les attachements qui nous emprisonnent. C’est alors que le coeur atrophié et isolé s’éveillera. Alors, ralentir et s’arrêter.
La dimension contemplative de la vie, que le Carême nous fera ainsi redécouvrir, mobilisera de nouvelles énergies.
En présence de Dieu, nous devenons des frères et des sœurs, nous percevons les autres avec une intensité nouvelle : au lieu de menaces et d’ennemis, nous trouvons des compagnons et des compagnes de route. C’est le rêve de Dieu, la terre promise vers laquelle nous tendons une fois sortis de l’esclavage. Dans la mesure où ce Carême sera un Carême de conversion, alors l’humanité égarée éprouvera un sursaut de créativité : l’aube d’une nouvelle espérance. Je voudrais vous dire, comme aux jeunes que j’ai rencontrés à Lisbonne l’été dernier :« Cherchez et risquez, cherchez et risquez. À ce tournant de l’histoire, les défis sont énormes, les gémissements douloureux. Nous assistons à une troisième guerre mondiale par morceaux. Prenons le risque de penser que nous ne sommes pas dans une agonie, mais au contraire dans un enfantement ; non pas à la fin, mais au début d’un grand spectacle. Il faut du courage pour penser cela ». C’est le courage de la conversion, de la délivrance de l’esclavage. La foi et la charité tiennent la main de cette « petite fille espérance ». Elles lui apprennent à marcher et elle, en même temps, les tire en avant. Je vous bénis tous ainsi que votre cheminement de Carême.
De la guerre à la Paix, voyage pédagogique
Verdun, Natzwiller et Strasbourg : du 4 au 7 mars, un voyage pédagogique et mémoriel était organisé pour les élèves de Troisième.
Intitulé De la guerre à la paix, ce voyage a conduit nos élèves sur les pas des Poilus, victimes de la grande guerre et sur ceux des victimes du camp de Struthof pendant la seconde guerre mondiale. Pour finir, une visite de Strasbourg et du Parlement Européen a clos d’une note plus légère ce séjour.
Verdun, terre de mémoire
À leur arrivée, nos élèves ont pu suivre le parcours découverte du Musée Mémorial de Verdun et assister au spectacle audiovisuel évoquant l’expérience combattante des Poilus sur un champ de bataille dévasté.
Le lendemain, visite libre de la Citadelle souterraine. Munis de casques avec lunettes à réalité augmentée, nos élèves ont découvert la mémoire de la citadelle. Transportés dans une reconstitution historique autour de quatre hommes aux destins différents, à travers leurs regards, leurs émotions et leur vision de la guerre. Cette visite a éclairé nos élèves sur l’histoire de ce conflit.
L’après-midi était dédié à la visite du Fort de Douaumont avec la découverte des tranchées, galeries, observatoires et chambrées, suivie de la visite du cimetière national et de l’Ossuaire de Douaumont contenant les restes de 130 000 soldats non identifiés.
Natzwiller, le camp du Struthof
C’est avec gravité et émotion que nos élèves ont découvert l’horreur d’un camp de concentration en visitant la Nécropole, le Mémorial et le Centre Européen du Résistant et du Déporté le temps d’un après-midi. De 1941 à 1945, 52 000 personnes de plus de 30 nationalités différentes, sont déportées au camp de Natzwiller-Struthof et dans ses camps annexes. Environ 17 000 d’entre elles y périront dont 3 000 dans le camp principal. Le camp du Struthof est le seul camp de concentration nazi situé sur le territoire français.
Strasbourg, visite du Parlement Européen et du centre historique
Le dernier jour de ce voyage, dans la matinée, nos élèves ont découvert le Parlement Européen, notamment le Parlamentarium Simone Veil qui présente le processus d’élaboration de la législation européenne et explique ce que font les députés au Parlement européen pour relever les défis contemporains. L’après-midi était consacrée à la visite du centre historique de Strasbourg et de sa célèbre cathédrale.
Ces quatre jours ont permis à nos élèves d’enrichir leurs connaissances, de découvrir in situ des lieux riches d’Histoire, de mieux comprendre les événements historiques qui ont conduit à la construction de l’Union Européenne et de ses institutions afin d’assurer le maintien de la paix et favoriser le progrès économique et social en Europe.
Cette SEMAINE, on apprend AUTREMENT !
Parcours EPA Mini-entreprises M : Jury Entreprendre pour Apprendre/CEGID Éducation/BPI France, annonce des mini-entreprises « coup de cœur » du jury
Entre le 12 et le 16 février, s’est déroulée la première édition de la « Semaine Autrement ». Alors que les élèves de 3ème étaient en stage en entreprises, les élèves des classes de 4ème, de 5ème et de 6ème ont participé à des projets variés, l’occasion pour eux de pratiquer des activités pédagogiques qui sortent de l’ordinaire. Pour les classes de 3ème, 4ème et 5ème, cette « Semaine Autrement » s’inscrivait dans le cadre du parcours Avenir qui doit permettreà chaque élève de découvrir des métiers, de mieux connaître le monde professionnel et le monde de l’entreprise.
Toute la semaine, nos élèves de 4ème répartis en 17 groupes ont planché sur la création d’une mini-entreprise. Vendredi, devant un jury composé de représentants d’Entreprendre Pour Apprendre, de CEGID Éducation et de BPI France, chaque groupe a dû présenter son projet en 3 minutes pour convaincre le jury, en respectant des critères de sélection précis :
créativité et originalité,
présentation claire, convaincante et dynamique,
respect du timing,
cohérence.
Travail en groupes,
réflexion, échanges,
organisation,
business plan,
mise en forme,
créations graphiques,
rédaction et
entraînement pour le pitch !
Les deux mini-entreprises distinguées par un « Coup de cœur » sont :
Laser Fridge : un réfrigérateur innovant, capable de scanner les emballages des produits placés dans le réfrigérateur et de stocker de façon autonome au congélateur, ceux dont la date de péremption est proche.
Second projet lauréat : la fabrication et la commercialisation d‘un train à suspension électromagnétique sur la ligne Lyon/Saint-Etienne permettant de faire le trajet en deux fois moins de temps qu’à l’heure actuelle.
Présentation des projets mini-entreprises
ENTREPRENDRE POUR APPRENDRE :
Notre objectif est de montrer aux jeunes que la création d’entreprise est à leur portée. Les activités pédagogiques proposées se font essentiellement en classe par petits groupes.
On constate qu’elles apportent beaucoup aux participants :
ils développent de la confiance en eux et dans le groupe,
ils se projettent dans l’avenir,
ils découvrent leurs capacités d’initiative, et ils trouvent des clés pour comprendre l’économie et le monde qui les entoure.
Idéalement, l’encadrement est fait par un ou plusieurs professeurs. Et justement, ils adoptent une posture éducative qui ne se résume pas à « dérouler » un programme !
La proposition typique est plutôt de la forme : « aujourd’hui, qu’est-ce qu’on fait ? ». Et les actions engagées s’inscrivent dans la logique suivante : avant de monter une entreprise, il faut créer un produit ou un service innovant, et pour innover il faut se mettre autour d’une table et laisser chacun s’exprimer.
Le groupe explore ainsi librement des thèmes qui inspirent ses membres. Bien souvent, ce sont des produits ou services en lien avec l’écologie qui émergent ainsi spontanément : protection de l’environnement, produits du recyclage, etc.
On leur propose ensuite de faire une étude de marché, pour le produit ou service visé. Ils doivent aussi rédiger leurs CV en expliquant le rôle qu’ils souhaitent jouer dans l’entreprise.
En France, près de 80 % des élèves se disent « transformés » par cette expérience d’apprentissage. Ils manifestent le sentiment d’un gain de confiance en eux et la satisfaction de découvrir des qualités personnelles qu’ils ne se connaissaient pas.
Ces résultats très positifs sont à mettre en relation avec le fait que moins d’1% des élèves français accède à nos formations. Mais dans les pays nordiques et anglo-saxons, le pourcentage de collégiens et lycéens participants à une mini-entreprise est d’environ 10 à 15 %.
Extrait du site CEGID/CEGID Éducation, partenaire d’EPA
Niveau 5ème
Découverte du monde de l’entreprise et des métiers
Ce rapprochement école-entreprise dès la 5ème participe à l’éducation progressive à la connaissance de soi, à la connaissance des métiers et permet aux élèves de commencer à réfléchir à leur orientation future.
Cette « semaine autrement » a débuté par une intervention en salle Pazanan sur le thème « Qu’est-ce qu’une entreprise ? Qu’est-ce qu’une-mini entreprise ? L’après-midi était dédiée à la découverte de 4 métiers artistiques ou artisanaux avec l’intervention de professionnels : luthier, designer lumière, régisseur audiovisuel et chef de cuisine.
La journée de mardi était consacrée à la découverte de l’industrie avec la visite du site des entreprises Boiron etTechnax (Fabricant de machines de soudage et de brasage) et la visite de l’IRI(Institut de ressources Industrielles).
Mercredi : journée créative ! Encadrés de leurs professeurs, nos élèves ont pu rencontrer des professionnels du domaine de l’art (comédienne, céramiste, peintre et character designer) pour une présentation de leurs métiers, suivie d’un atelier de mise en pratique.
Jeudi : début de l’atelier mini-entreprises par équipes autour de la création d’un jeu destiné à la découverte des métiers de l’industrie. L’atelier s’est poursuivi vendredi matin.
Après cette semaine intense, détente vendredi après-midi avec la projection du film E.T.
Lancement Mini-entreprises M…
…qu’est-ce qu’une mini-entreprise ?
Présentation du métier de chef de cuisine,
de designer lumière,
de régisseur audiovisuel
Visite du site logistique de l’entreprise Boiron
Atelier créatif : peinture…
… et céramique
Niveau 6ème
Une belle variété d’activités
Le programme concocté par les professeurs de 6ème était très équilibré.
Nos élèves avaient rendez-vous à Parilly le lundi 12 février pour participer à des JO athlétiques ! Au programme : saut en longueur, sprint, 400 m, lancer de vortex, pentabond et course de haies. Par équipe, ils ont dû relever le défi de chacune de ces 6 épreuves pour marquer un maximum de points et aller chercher le podium ! L’équipe la plus solidaire a également été récompensée en plus des trois équipes gagnantes. Encouragement et dépassement de soi ont marqué cette belle matinée JO. Merci à tous les accompagnateurs qui ont superbement géré leurs épreuves, et bravo à tous les élèves pour leurs performances.
L’après-midi était animée par les élèves de 1ère ST2S avec une sensibilisation au handicap, un atelier dessin sur le thème de l’amour et une battle de danse.
Mardi, la « matinée anglaise » attendait nos élèves, l’occasion d’améliorer leur pratique de la langue de Shakespeare, suivie l’après-midi d’une initiation au latin.
Mercredi : atelier d’écriture autour d’une enquête policière palpitante « Qui a enlevé Monsieur Pichon ?
Jeudi : Remise des prix du concours d’urbanisme : Les élèves de 6ème ont imaginé avec brio « la Ville de Demain ». Après une étude des grandes métropoles à travers le monde avec leurs professeurs d’Histoire-Géographie, ils ont réalisé des maquettes, se projetant dans la ville du futur. 12 maquettes ont été retenues pour la finale, les trois équipes gagnantes ont été très applaudies ! Pour finir, une sortie théâtre au TNP a clos cette belle semaine, avec la pièce « Les métamorphoses d’Alice », adaptation de l’œuvre de Lewis Carroll.
JO athlétiques…
…au Parc de Parilly
Sensibilisation au handicap…
…par les élèves de 1ère ST2S
Atelier dessin…
…sur le thème de l’Amour
Consignes pour la danse battle
Matinée anglaise…
…la famille royale britannique
Atelier d’écriture…
…l’enlèvement de Monsieur Pichon…
… mais qui est le coupable ?
Concours d’architecte urbaniste
Remise des diplômes
Ce fut une magnifique semaine : innovante, intense, dense et enrichissante, avant que tous nos élèves quittent le collège pour une semaine de vacances bien méritée !
Programme de Carême 2024
Vivons ce Carême comme un temps d’amitié entre nous !
Inscrivez-vousen salle pastorale aux différents temps proposés pendant le Carême (conférences, ateliers, célébrations, repas solidaire, etc.) pour monter ensemble vers Pâques !
LudiMoodle+ : expérimentation pour la réussite des élèves
LudiMoodle+ est un projet scientifique et pédagogique innovant mené dans l’agglomération lyonnaise, visant à améliorer les performances d’apprentissage et la réussite scolaire en développant des ressources ludiques adaptées aux élèves. Le projet a été lauréat de l’appel à projets lancé par l’Agence nationale de la recherche dans le cadre de France 2030.
LudiMoodle+ a été expérimenté pendant cinq semaines avec deux classes de 4ème du collège Lestonnac, sous la houlette de Mme Emmanuelle Duchamp, professeur de mathématiques. Les élèves ont travaillé en autonomie sur des tablettes numériques individuelles, répondant à plusieurs exercices consacrés à l’exploration du calcul littéral (chapitre de mathématiques du niveau 4ème).
Les leçons sont projetées sur un écran et les élèves effectuent ensuite leurs exercices sur les tablettes. Pour éviter que les élèves ne travaillent à la maison, les leçons sont bloquées à la fin de chaque séance. Un questionnaire initial est utilisé pour évaluer la motivation des élèves en mathématiques.
Deux modèles d’apprentissage sont utilisés
Un modèle aléatoire, où certains élèves ont des avatars, un chrono, et une progression rapide
Un modèle adapté, centré sur l’avatar.
Ludification adaptative*
La ludification adaptative fait intervenir des éléments de jeu comme facilitateurs de l’apprentissage et comme facteurs de réussite pour l’élève. Les données recueillies lors de l’expérimentation seront analysées par l’équipe LudiMoodle+ pour améliorer le dispositif.
Objectif de LudiMoodle+
L’objectif est d’approfondir les connaissances sur l’impact de la ludification adaptative sur les performances des élèves. Une expérimentation a été déployée à grande échelle dans 13 collèges de l’Académie de Lyon. La démarche de LudiMoodle+ vise à développer des leviers innovants pour placer l’élève au cœur de pédagogies motivantes et favoriser sa réussite.
Acteurs
Le Consortium du projet réunit plusieurs acteurs : le Rectorat de l’Académie de Lyon, le laboratoire en informatique LIRIS (CNRS et INSA Lyon), le Pôle d’Accompagnement à la Pédagogie Numérique (Université Jean Moulin Lyon 3), le laboratoire en sciences de l’éducation ECP (Université Lumière Lyon 2) et l’entreprise lyonnaise Pimenko, spécialiste des plateformes LMS.
Observations
L’enseignant a observé une augmentation de la motivation en classe, en particulier chez les élèves en difficulté qui étaient contents de venir en classe et n’avaient pas de leçon à faire à la maison. Cependant, une baisse de motivation a été observée chez certains bons élèves. À la fin des séances, un questionnaire de fin et de niveau est utilisé pour évaluer l’efficacité des séances.
Cette expérience est très positive. Nous sommes dans l’attente du retour de l’université…
La ludification : utilisation des éléments de jeu dans des contextes non-jeux, pour l’engagement et la motivation
La ludification adaptative* : Intervention d’éléments de jeu comme facilitateurs de l’apprentissage et facteurs de réussite pour l’élève.
Témoignage d’élèves de 4ème 1
Lilian Riberon : J’ai beaucoup aimé l’expérimentation Ludimoodle. Cela a changé ma façon d’apprendre avec l’utilisation de tablette. Parfois, les mathématiques peuvent me sembler un peu longues, car nous devons apprendre de nombreuses règles à travers des exercices. J’avais un petit lutin comme avatar. Plus je gagnais, plus j’obtenais des éléments pour le décorer. Cela m’a vraiment motivé à le décorer et à le voir terminé. Notre objectif était de finir de personnaliser l’avatar. J’ai également beaucoup apprécié les objectifs qui étaient fixés.
Jeanne Rousseau : j’ai apprécié cette nouvelle manière de travailler les mathématiques, parce que je ne suis pas très à l’aise avec cette matière. Cela m’a permis de me sentir plus à l’aise. Il y avait moins de stress pour les évaluations et pas de devoirs à la maison. Malgré quelques erreurs d’inattention, je me suis sentie plus forte pour les évaluations. J’ai pensé que cette expérience était très positive pour moi et je recommande de la mettre en place, surtout pour les élèves en PAP (Plan d’Accompagnement Personnalisé). Cela m’a aidée à percevoir un aspect cool des mathématiques.
Clotilde Latham : j’ai découvert les mathématiques sous un nouvel angle grâce à l’utilisation des tablettes. J’ai trouvé cette approche ludique, comme un jeu grâce, à l’utilisation d’un avatar. J’ai apprécié le côté amusant et le fait de pouvoir travailler individuellement. Contrairement à l’écrit, j’ai trouvé que les touches du clavier n’étaient pas très pratiques pour les signes mathématiques.
Shoah, déportation : mémoire et transmission
Claude Bloch, dernier survivant lyonnais du camp d’Auschwitz, nous a quittés le 31 décembre dernier à l’âge de 95 ans. Nos élèves lui ont rendu hommage lors d’une allocution à la Mairie de Lyon, le 7 février 2024.
Hommage à Claude Bloch à l’Hôtel de Ville de Lyon
En présence de 350 personnes, sont intervenus pour prendre la parole, Monsieur Grégory Doucet, maire de Lyon, Monsieur le Procureur Jean-Olivier Viout, Monsieur Permezel, président de l’association des Rescapés de Montluc, des représentants du CRIF et de la Ligue Contre le Racisme et l’antisémitisme Auvergne-Rhône-Alpes, Monsieur Christian Bloch, fils de Claude Bloch, et plusieurs élèves de différents établissements de Lyon dont quatre élèves de seconde, de première et de troisième du Groupe scolaire Chevreul Lestonnac accompagnés de leurs professeurs. Un honneur pour notre établissement. Ces élèves avaient rencontré Claude Bloch en classe de 3ème lorsqu’il nous avait rendu visite pour livrer son témoignage. Tous ont rendu un vibrant hommage à cet homme exceptionnel.
Texte lu par nos élèves à l’Hôtel de Ville de Lyon, lors de l’hommage à Claude Bloch, le 7 février 2024
Qu’est-ce qui fait, Monsieur Bloch, que nous allons retenir votre intervention ?
Lors du récit, la similitude de votre âge avec le nôtre nous a permis de nous identifier. Nous nous imaginions comme vous, dans le bus reliant La Martinière à Rillieux avec l’angoisse de se faire contrôler. Ayant connaissance du faux nom qui figurait sur votre carte d’identité nous appréhendions avec vous cette possible rencontre. Au moment de l’arrestation par Paul Touvier, nous sommes restés impressionnés par l’ensemble des détails que vous avez acceptés de nous offrir. A cet instant, nous ne comprenions pas l’importance de votre « pantalon long ».
Ces précisions ont ensuite laissé place à l’émotion lors du départ de votre grand-père et le sang froid de votre Maman. Le 20 décembre dernier, nous sommes allés visiter la Prison Montluc et la « baraque aux juifs » a pris tout son sens. Nous vous entendions encore redire cette phrase : « avec bagage ou sans bagage ».
À la suite des collégiens de notre établissement qui ont eu la possibilité de retourner à Auschwitz avec vous, nous avons pris conscience de la gravité de ce que nous étions en train d’écouter. Nous garderons en mémoire que, pendant que vous racontiez ce que vous aviez vécu, vous ne donniez pas votre ressenti sur les événements : que les faits. Vous avez refusé de vous faire applaudir.
Grâce à cette intervention dans notre établissement, nous avons compris ce qu’il s’était passé pendant la guerre. Ce moment nous a permis de réfléchir car, outre transmettre et ne pas oublier ce que nous avons reçu, il nous importe de ne pas refaire les erreurs du passé.
Merci, Monsieur, pour ce récit. Nous entretiendrons votre mémoire et la transmettrons : passeurs de mémoire, nous sommes dès lors « témoins du témoin ». À plusieurs reprises, vous avez dit : « je suis petit et pas bien costaud ». Aujourd’hui, nous pouvons témoigner de votre grandeur, de votre charisme et votre générosité.
Dès lors, l’ensemble du groupe scolaire Chevreul Lestonnac et nous-mêmes tenons, avec une vive émotion, à rendre hommage à M. Bloch. Nous sommes de ceux, nombreux mais pas assez, qui avons eu la chance de rencontrer M. Bloch et d’assister son témoignage (là aussi, le mot est faible).
En effet, trouver les bons mots, ceux qui sauront être à la hauteur de l’homme à côté duquel nous nous sentions ridiculement petits est complexe. C’est avant tout sa capacité de résilience et son humilité qui nous ont touchés. Rien en lui ne laissait deviner un passé si chargé, et sa manière d’en parler était d’une clarté bouleversante. Car au-delà de sa dureté, son témoignage est d’une richesse ineffable. Par son récit, il nous a transmis un pan de notre Histoire qui ne doit pas être oublié.
Claude Bloch donnait du sens à la phrase d’Elie Wiesel, prix Nobel de la paix 1986 (ancien déporté) : “Ceux qui ne connaissent pas leur histoire s’exposent à ce qu’elle recommence”, en dédiant 28 années à ce devoir de mémoire.
Ce devoir est aujourd’hui le nôtre. Nous nous devons de continuer son travail, en partageant autant que possible ses souvenirs, en veillant à ce que de telles atrocités ne se reproduisent jamais mais surtout en gardant toujours espoir, et ce, même dans les heures les plus sombres.
Malgré la disparition de Claude Bloch, la transmission du devoir de mémoire des victimes de la déportation, de la Shoah et de la résistance se poursuit dans notre établissement.
Le jeudi 11 janvier, Monsieur le Procureur Jean-Olivier Viout, procureur adjoint au procès de Klaus Barbie, qui intervenait régulièrement pour témoigner aux côtés de Claude Bloch depuis plusieurs années dans notre groupe scolaire, nous a fidèlement rendu visite pour rencontrer les élèves de 3ème et de 1ère.
Claude Bloch devait également être des nôtres en ce jour de janvier. C’est sur un écran qu’il a finalement témoigné auprès de nos élèves en première partie de cette intervention de deux heures.
Témoignage-vidéo de Claude Bloch, survivant de l’Holocauste et passeur de mémoire
1944, l’arrestation
Claude Bloch y raconte son arrestation le 29 juin 1944 à l’âge de 15 ans, avec sa mère et son grand-père, dans une villa de Rillieux-la-Pape. L’homme qui les interroge à Lyon est le tristement célèbre collaborationniste Paul Touvier. Son grand-père meurt pendant l’interrogatoire. Claude Bloch se retrouve emprisonné à la prison de Montlucdans la « baraque aux Juifs ». Il fera partie, avec sa mère, des prisonniers « avec bagages » qui seront transférés en transit au camp de Drancy, au nord-est de Paris.
Déportation vers l’Allemagne
Après quatre jours de voyage en train, entassés dans des wagons sans lumière, privés de nourriture, les prisonniers arrivent au camp d’Auschwitz où la mère de Claude le pousse dans la file des hommes pour lui donner une chance de survie. Il ne la reverra plus. Il y connaîtra les conditions inhumaines réservées aux prisonniers du camp : tatoués, portant l’uniforme des prisonniers, affamés, parqués dans des baraquements, dormant à deux sur une paillasse de bois, souffrant du froid, levés vers 4 h du matin pour effectuer des travaux harassants, ramassant leurs compagnons d’infortune morts d’épuisement ou exécutés.
Fin octobre 1944, il est envoyé à Birkenau, puis, sélectionné pour travailler dans une usine au nord de la Pologne. Le 17 janvier 1945, les SS regroupent les prisonniers qui tenaient encore debout et les poussent sur les routes. Ceux qui tombent sont tués. Entassés ensuite dans la cale d’une péniche, après trois jours d’attente, les derniers survivants constatent que les SS ont fui.
Libération et retour en France
Le 10 mai 45, après la capitulation de l’Allemagne, ils sont libérés et secourus par les équipes de la Croix-Rouge. Claude Bloch pesait alors 30 kilos.
Il rejoindra la Suède, puis la France pour y être soigné avec une seule idée en tête, chercher les membres survivants de sa famille. Il ne retrouvera que sa grand-mère.
Ce témoignage poignant, livré par un des derniers rescapés de la Shoah, a permis à nos élèves, pour certains visiblement émus, de prendre conscience de toute l’horreur de cette période de l’histoire qui a vu l’extermination d’environ 6 millions de personnes dont 1,5 millions d’enfants pour la seule raison qu’ils étaient juifs.
Klaus Barbie, le « boucher de Lyon »
Le Procureur Viout, procureur adjoint lors du 3ème procès de Klaus Barbie, a ensuite pris la parole. Retraçant le parcours d’Hitler, puis de Klaus Barbie dans le contexte de l’Allemagne des années 30/40, il a interpellé nos élèves sur les mécanismes qui ont conduit à la montée du nazisme et à l’endoctrinement de milliers de jeunes allemands tels que Klaus Barbie. « Comment un jeune homme bien sous tous rapports va devenir le tortionnaire qu’il est devenu ? On ne nait pas fanatique, on le devient. »
Après avoir rejoint la jeunesse hitlérienne, Barbie rejoint l’école de formation des SS. C’est là qu’il apprendra à détester les juifs et les homosexuels qu’il ira traquer à Berlin et Amsterdam. Il participe à l’occupation de Paris, puis devient chef de la section 4 de la Gestapo de la région Rhône-Alpes, Jura et Saône-et-Loire en 1943. Il installe son quartier général à Lyon, au dernier étage de l’hôtel Terminus, puis à l’école de santé militaire, avenue Berthelot. Il réquisitionnera la prison de Montluc à partir de 1943. Sous ses ordres, sont torturés et exécutés de nombreux juifs et de nombreux résistants, dont Jean Moulin. Surnommé le « boucher de Lyon », il fuit durant près de quarante ans, se cache en Amérique du Sud sous le nom de Klaus Altmann et obtient la nationalité bolivienne en 1957.
Un procès pour ne pas oublier
En , il est finalement extradé de Bolivie vers la France, où il est condamné à la réclusion à perpétuité pour crime contre l’humanité lors du procès de Lyon qui s’ouvrira le 11 mai 1987. Il refusera d’y participer.
Lors de ce procès événement, filmé en intégralité, qui réveillera la mémoire collective des Lyonnais, plusieurs survivants témoigneront avec courage et dignité des horreurs perpétrées par Klaus Barbie. Nos élèves ont pu en visionner de larges extraits très émouvants, dont les témoignages de SabineZlatine, l’infirmière d’Yzieu et de Simone Lagrange, avant que Monsieur Viout ne conclue : « Le fanatisme perdure. Lorsque des jeunes se font sauter avec une ceinture d’explosifs au nom de DAESH après avoir été endoctrinés, c’est du fanatisme ! Il faut donc se rappeler tout ça, pour ne pas que ça se répète. »
Remercions tous les professeurs d’histoire, de français et d’allemand du collège Lestonnac et du collège Chevreul qui se sont remarquablement investis pour enseigner, sensibiliser nos élèves et pour organiser, accompagner ces événements autour de cette douloureuse page de l’histoire de notre pays.
Deux événements autour du livre au CDI
Les élèves de 3ème1 de Monsieur Finck en lien avec Mme Jacquemin, professeur documentaliste, ont eu l’occasion de rencontrer au CDI ce lundi 29 janvier 2024, Lucile et Marie, deux libraires de la librairie Vagalume (Lyon 7), dans le cadre du projet de la région « Jeunes en librairie ».
Rencontre avec des libraires
Jeunes en librairie est un programme d’éducation artistique et culturelle en direction des collégiens, lycéens et apprentis, destiné à promouvoir l’accès au livre, faire connaître le rôle du libraire dans la chaîne du livre et encourager la fréquentation et l’achat de livres en librairie.
L’occasion pour nos deux libraires d’évoquer leurs conditions de travail, les métiers de la chaîne du livre, la place de la lecture dans la société ou encore leurs coups de cœur en littérature jeunesse : de beaux échanges sur les livres en général, qui se poursuivront dans quelques semaines par les interventions de l’auteur Antonin Atger et la maison d’édition Amaterra.
En fin d’année, le projet se terminera par une visite de la librairie Vagalume.
Nuit des livres Harry Potter : Atelier au CDI
Le 1er février, sur la pause méridienne, dans le cadre de la dixième Nuit des livres Harry Potter dont le thème était cette année « les lieux magiques », Madame Jacquemin avait organisé au CDI , un atelier d’activités plus magiques les unes que les autres.
Les élèves ont été accueillis sur la bande originale des films « Harry Potter ». A leur arrivée au CDI, ils ne sont pas montés dans le Poudlard Express mais dans le magicobus aménagé avec les chaises du CDI. Les élèves n’avaient plus qu’à choisir leur destination : un lieu magique !
Ils sont ensuite passés de table en table pour découvrir les jeux et activités qui avaient été préparés avec soin. Les tables étaient agrémentées d’objets de l’univers Harry Potter : Choixpeau, chouette, baguettes, etc. Les livres Harry Potter étaient également à la disposition des élèves pour être feuilletés.
Deux belles propositions pour inciter nos élèves à lire et à fréquenter les librairies.
À la découverte des Métiers : Libraire
Article écrit par Eléanor, élève au collège Lestonnac, extrait de l’Écho de Lesto du mois de février 2024
La formation :
Après la troisième, deux ans d’étude pour préparer un CAP (un type de diplôme) suivis de deux ans pour obtenir un BP librairie (brevet professionnel), voilà la formation pour devenir libraire ! Seulement ce n’est pas obligatoire. En effet, certains libraires apprennent le métier seuls !
Libraire ? que d’avantages !…
Il y en a beaucoup, comme travailler dans un espace agréable entouré(e) de livres et pouvoir partages ses lectures. Certains ont également la chance de pouvoir rencontrer des auteurs et même de lire les livres avant leur sortie officielle (et ça c’est vraiment chouette !), passer des commandes de livres… et j’en passe !
…et quelques inconvénients
Lorsqu’on est libraire, il faut trier, ranger, classer et ouvrir à des horaires parfois contraignants… De plus il faut réussir à se démarquer face aux ventes sur internet… Vous voyez ce que je veux dire ?…
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