Historique de Chevreul

Après les lois de 1880 sur l’enseignement laïc et les lois de 1905 sur la séparation de l’Église et de l’État, le 20éme siècle est caractérisé par l’entrée des femmes dans la société. Celles-ci désiraient étudier à l’université, mais elles avaient un décalage entre la formation humaine et la formation religieuse à laquelle elles tenaient particulièrement.
C’est à cette époque que Jeanne Rousset, une jeune étudiante qui venait de terminer ses études de philosophie à l’université, prend conscience de cette situation et déclara : « Amenée à prendre contact avec plusieurs milieux intellectuels féminins de toute part, je constatais de grandes misères morales chez les jeunes qui fréquentaient les lycées… ». Influencée par le père François Giraud, jésuite, et aidée de quelques amies, elle ouvre une école rue Boissac, le 18 octobre 1915, en pleine guerre. Il n’y avait que quinze élèves réparties en trois cours et un cours par correspondance.

L’école prend le nom de Chevreul, physicien français. Ce nom lui a été donné par sa propre petite fille, Mademoiselle de Champ, qui était une fidèle amie de Jeanne Rousset et habitait 21 rue Sala à Lyon, où l’école s’installera plus tard.
Le petit groupe d’amis du début deviendra une congrégation religieuse de spiritualité Ignatienne, au moment où les congrégations étaient en grandes difficultés en France. La société de Jésus-Christ se base sur plusieurs idées fondamentales :
– Faire prendre une place importante à la femme dans la société.
– Former les femmes à être cultivées et ouvertes.
– Les former à être de bonnes chrétiennes.
– A être capables de s’engager et de prendre des responsabilités, tout en formant des femmes capables, à leur tour, d’en former d’autres.

L’idée née en 1915 rue Boissac va se propager. D’autres établissements vont se créer en France et dans le monde.

En 1986, se constitue l’Union Générale des Ecoles Chevreul (U.G.E.C.) à qui la congrégation confie l’exercice de la tutelle des établissements. Aujourd’hui ce sont des établissements de Lyon, Marseille, Paris, Saint-Didier-Au-Mont-d’Or, Saint-Sorlin-en-Bugey.

En avril 2004, la Compagnie de Marie Notre-Dame, congrégation de spiritualité ignatienne, fondée par Jeanne de Lestonnac, a accueilli la Société de Jésus-Christ.

Depuis 2006, les établissements de Lyon et sa région ont voulu vivre en réseau. Ils ont été rejoints, en septembre 2008 par le collège et les lycées Lestonnac. Désormais, c’est un ensemble important et dynamique qui propose aux jeunes et à leurs familles :
– Une école primaire
– Trois collèges
– Deux lycées d’enseignement général
– Un lycée d’enseignement professionnel
– Un lycée d’enseignement technologique
– Un lycée agricole
– Des classes post-bac.

« L’homme doit se considérer toute sa vie comme un écolier et chercher toute sa vie à devenir meilleur »
Michel-Eugène CHEVREUL

 

Historique de Chevreul Lestonnac

La paroisse Sainte Marie de la Guillotière a été fondée en 1952 par l’abbé Robert de Pazanan. Ce curé bâtisseur avait voulu l’édification d’une « cité paroissiale » sur environ 3800 m² de terrain: une église de 600 places, un grand presbytère, des salles de catéchisme, de réunion, d’accueil pour des mouvements d’action catholique et de jeunes…

A cette fin, il a réuni les fonds nécessaires pour que l’architecte lyonnais Joseph Bacconnier imagine cet ensemble paroissial, dont la construction a été confiée à l’entreprise Pitance. La création des très beaux vitraux en dalles de verre est due à un couple d’artistes lyonnais, M. et Mme Paulin-Besson, que l’abbé de Pazanan avait connus avant guerre. Quant aux grandes orgues sur la tribune, c’est le facteur d’orgues Dunand, installé à Villeurbanne, qui les a construites.

Le 4 mai 1958, la première pierre a été bénie par le nonce apostolique, représentant du Pape, le Cardinal Marella, et l’évêque de Lyon, le Cardinal Gerlier. L’inauguration a eu lieu en décembre 1959, et l’église est consacrée le 10 février 1966 par l’évêque auxiliaire de Lyon, Mgr Gabriel Matagrin (futur évêque de Grenoble).

En 2005, la paroisse est supprimée et le diocèse de Lyon vend les lieux à la Compagnie de Marie Notre-Dame pour y construire le nouvel établissement Chevreul Lestonnac. Les objets liturgiques (dont l’autel) ont été récupérés par le diocèse. L’orgue a été démonté et installé dans l’église Sainte Thérèse de Villeurbanne.

 

La Tutelle

L’établissement scolaire Chevreul Lestonnac est un établissement catholique d’enseignement qui existe depuis 1967.
Les religieuses de la Compagnie de Marie Notre Dame en ont la tutelle.

Cette tutelle est exercée par le Réseau Éducatif de la Compagnie de Marie Notre Dame qui a en charge les 14 établissements scolaires de France:

– Beaumont de Lomagne: LEAP de Beaumont (lycée agricole)

– Bordeaux: Institution Notre-Dame (école, collège, lycée)

– Limoges: Institution Beaupeyrat (école, collège, lycée)

– Lyon: Chevreul Lestonnac (école, collège, lycée, lycée professionnel)

– Lyon: Chevreul (collège, lycée)

– Lyon: Chevreul Sainte-Croix (école)

– Marseille: Chevreul Blancarde (école, collège, lycée)

– Marseille: Chevreul Champavier (école, collège)

– Narbonne: Institution Sévigné (école, collège)

– Pamiers: Institution Notre-Dame (école, collège, lycée)

– Paris: École Normale Catholique (école, collège, lycée, classes prépa.)

– Saint Didier au Mont d’Or: Collège Chevreul Fromente (école, collège)

– Saint Sorlin en Bugey: LEAP de St Sorlin (lycée agricole)

– Toulouse: École Notre-Dame (école)

La déléguée de la Tutelle est Mme Gisèle Regad.

Au plan local, un organisme de gestion (l’OGEC Jeanne de Lestonnac) composé de bénévoles intéressés par le projet de l’établissement s’occupe des questions financières sous le contrôle d’un Commissaire aux Comptes.

 

Jeanne de Lestonnac

SAINTE JEANNE DE LESTONNAC
en quelques dates :

1556 : Jeanne naît à Bordeaux. Ses parents sont Richard de Lestonnac (conseiller au parlement) et Jeanne Eyquem de Montaigne, sœur de l’auteur des Essais.

1572 : Elle épouse le baron de Monferrand-Landiras avec qui elle aura huit enfants.

1597 : Jeanne devient veuve.

1603 : Essai de vie monastique chez les Feuillantines de Toulouse, mais sa santé l’empêche de persévérer.
« Nuit des Feuillantines » : Jeanne fait une expérience spirituelle qui lui donne l’intuition d’être au service des autres.

1604 : Temps de réflexion et de discernement.

1605 : Retour à Bordeaux pour soigner les malades de la peste. Des jeunes femmes se joignent à elle avec qui elle rencontre les pères de la Compagnie de Jésus (Jésuites). Elles vivent les Exercices Spirituelles ignaciens et découvrent que ce sera leur spiritualité qui animera leur projet : fonder un ordre de religieuses apostoliques entre action et méditation consacrées à l’éducation des filles.

1606 : Le cardinal de Sourdis (Bordeaux) approuve le nouvel Ordre.

1607 : Le Pape Paul V approuve l’Ordre.

1607-1638 : Les fondations se multiplient, plus de 30 maisons naissent dans le Sud de la France principalement.

1638: Publication des Règles de l’Ordre.

2 février 1640 : Jeanne meurt à 84 ans.

15 mai 1949 : Canonisation de Jeanne de Lestonnac.

Quelques citations attribuées à Sainte Jeanne de Lestonnac :

« Tendre la main pour ne laisser personne au bord du chemin »

« Ne laisse pas éteindre la flamme que j’ai allumée dans ton cœur »

« Chercher et trouver Dieu en toutes choses »

« Eduquer aujourd’hui pour demain »