Du 11 au 30 avril 2019, 26 élèves de 4ème sont partis pour un voyage hors du commun au Pérou. Un projet linguistique mais aussi social et humanitaire qui a eu pour objectif de déconnecter les élèves de la société de consommation et de les faire rencontrer des adolescents de leur âge qui vivent dans d’autres conditions. Voici une lettre écrite par les Français à leur retour.

 

Lettre écrite aux amis péruviens rencontrés

 

Chers amis péruviens

Nous sommes 26 élèves de la 4ème3 du collège Chevreul Lestonnac. Grâce à nos parents et aux diverses actions que nous avions réalisées en amont, nous sommes partis à votre rencontre pendant trois semaines. Nous avons rayonné autour de Cocachacra et découvert des paysages variés, secs ou verdoyants, des végétaux qui ne poussent pas en France, des petits hameaux perdus dans la montagne à plus de 3000 m ou l’immense capitale qu’est Lima. Maintenant, nous sommes aussi presque incollables sur les peintures rupestres, poteries pré-incas, temples, tombes, momies et trépanations, l’archéologie ayant été notre fil rouge tout au long du séjour.

Ce périple nous a dépaysé et enchanté. Mais c’est surtout vous, enfants, femmes et hommes du Pérou, que nous avons eu plaisir à côtoyer. Nous avons été accueillis avec bienveillance et sympathie.

Dans les collèges, une fois la timidité dépassée, les sourires s’élargissaient et les conversations allaient bon train. Nous apprenons l’espagnol depuis deux ans et nous avions envie de progresser, de communiquer avec vous.

Nous nous sommes rendu compte que le voyage permet de se confronter à un autre mode de vie, à une autre culture, à une autre cuisine… Il éveille la curiosité, ouvre l’esprit. Aller vers l’autre, apprendre à le connaître c’est ne plus en avoir peur.

Ne soyons pas frileux ! Et nous, français, nous avons beaucoup à apprendre sur l’art d’accueillir avec toutes ces délicates attentions, ces sourires et ce sens de la danse, de la fête qui semble inné chez les péruviens.

Après une expérience comme celle-ci, à plus de dix mille kilomètres de chez nous, loin de nos parents, nous avons mûri, nous ne verrons plus les choses tout à fait comme avant.

Tout ceci, c’est grâce à notre professeure principale Mme Pulido, grâce au projet solidaire du Champal de Cocachacra et grâce aux habitants du Pérou. Viva Perù !